samedi 8 mars 2008

De Chiloé à Valparaiso en passant par Chos Mallal: du 11 au 21 février

Notre séjour terminé (et écourté…) sur l’île de Chiloé, nous repartons donc vers Valparaiso à 1200 km au nord via la Panaméricaine (route qui se termine justement sur l’île de Chiloé), une bonne vieille autoroute parfaite et rectiligne. Nous ne sommes pas forcément séduits par cette remontée chilienne (notre escale à Pucon, envahi par les touristes chiliens, est semi effrayante…). Seule l’éruption du volcan Laina donne un peu de piquant à notre séjour... La cordillière des Andes est relativement "jeune", il y a de très nombreux volcans actifs au milieu des montagnes.
Nous décidons donc de bifurquer côté Argentin (et encore un passage de frontière). Nous retrouvons alors de magnifiques paysages de steppe désertique, surplombée de pics volcaniques. Cette partie de la Ruta 40 est très calme avec ces paysages sauvages qui nous manquaient au Chili. Et nous nous sentons décidemment très bien en Argentine : chaque « retour » dans ce pays est un peu comme un retour à la maison. La gentillesse des Argentins, leur spontanéité (et leur satanée viande) sont vraiment agréables.

Nous passons rapidement dans la région de Mendoza (nous allons y rester 15 jours avec les parents d’Alex à la fin du mois), juste le temps de voir des gigantesques champs de vignes, des oliviers, des pêchers, des platanes… « La Tierra de Sol y Buen Vino », un petit air de Saint Pantaléon en Argentine, ça fait plaisir…

Nous entamons ensuite la traversée des Andes destination Valparaiso. C’est notre première « vraie » route de haute montagne, et un vrai test avant la Bolivie. La frontière avec le Chili est à plus de 3000 mètres. La montée, avec un radiateur un peu fatigué (et aujourd’hui réparé), se passe bien malgré quelques pauses pour laisser le moteur refroidir …
On comprend maintenant pourquoi les Argentins trouvent la région de Bariloche si « exotique », toute cette partie des Andes est vraiment très aride. "7 ans au Tibet" a été tourné par ici...

Nous nous arrêtons une nuit au pied du Cerro Aconcagua, le « toit des Amériques », le plus haut sommet du monde en dehors de la chaîne himalayenne, qui culmine tout de même à 6962 mètres. Nous passons ensuite la frontière avec un contrôle sanitaire ultra-strict des chiliens… De toutes les frontières (et on en a fait), celle-ci est hallucinante, le camping-car est ratissé de fond en comble. On a presque l’impression d’être des trafiquants de je ne sais quel produit illicite…alors qu’ils ne cherchent que des oranges et un bout de fromage!
Ces 2 heures perdues ne nous feront pas oublier les paysages magnifiques de cette très belle route que nous referons une semaine plus tard dans l’autre sens…

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