vendredi 20 juin 2008

Cuzco, La Vallée Sacrée et Le Machu Picchu….(du 6 au 17 juin)

Après presque 10 mois en Amérique du sud…Cuzco est, pour nous, la dernière grande étape de notre voyage avant de rejoindre l’Equateur.

Nous élisons domicile pour une dizaine de jours au camping Quinta Lala, bien connu des camping caristes européens, sur les hauteurs de Cuzco. Pour une des première fois du voyage, nous avons droit à une pelouse, en temps normal, c’est plutôt terre et poussière. Il y a même des poules, des canards, un chien qui devient le meilleur ami d’Antoine et quelquefois un troupeau de lama qui vient paître ici…
Et il y a aussi et encore ces satanés basques François et Armelle avec qui on passe encore des bons moments, sûrement les derniers ensembles (enfin, on espère bien vous revoir pour la 17ème fois depuis le début en Equateur!!).
Nous quittons Cuzco une semaine avant l´Inta Rami, la fete de Cuzco et du soleil, la ville est déjà très animée, nous assistons tous les jours à des défilés haut en couleur, chants et danses...Dommage, on y assitera pas et dommage on ne passera pas plus de temps avec une grande famille de baroudeurs français (3 enfants) aussi en camping car qui arrivent juste, juste une petite soirée bien sympathique...

Cuzco est une des plus belles villes d’Amérique du Sud. Elle était la ville la plus importante de l’empire Inca, le « nombril du monde » en quechua (la langue des Incas, qui est encore parlée aujourd’hui), elle a une magnifique Plazza de Armas, des petites ruelles pavées, des édifices coloniaux construits sur des fondations Incas, une jolie colline et son quartier San Blas…par contre on oublie parfois qu’on est à plus de 3000 mètres, le jour il fait facilement 25 degré au soleil mais la nuit il gèle.

De Cuzco, nous rejoignons la Vallée Sacrée des Incas, la Vallée de l’Urubamba. Nous visitons les imposantes ruines de Pisac, forteresse Inca perchée au sommet d’une colline, surtout connue pour ses magnifiques cultures en terrasse. Antoine a la bonne idée de faire une longue sieste et nous sillonnons à tour de rôle la citadelle qui protégeait la vallée.

Nous rejoignons ensuite la très belle Ollantaytambo dominée aussi par une imposante forteresse, où l’urbanisme Inca a été bien préservé malgré le travail de l’oubli entrepris par les espagnols. Les Incas étaient les maîtres dans l’art de tailler la pierre et la majorité des maisons du village ont encore des fondations incas.

C’est d’ici que nous prenons le train le lendemain pour rejoindre Agua Calientes et le Machu Pichu. La route ne va en effet pas plus loin dans la vallée. Au grand bonheur de Pérurail qui affiche complet presque toute l’année malgré des tarifs élevés, même s’il est vrai que le site n’est pas très accessible.
Pour arriver assez tôt et essayer d’éviter au maximum les touristes, le réveil sonne à 4H30 (si)… un peu dur pour Antoine, mais il suit avec le sourire, les plus fatigués finalement ce sont papa et maman qui ont bien du mal à suivre le rythme des jeux au milieu des touristes endormis…

Le Machu Picchu, on a déjà tellement entendu ce nom et vu de photos, qu’on se demande forcément avant de partir si on ne va pas être un peu déçus…
D’autant plus qu’on part sous la pluie et ça fait un bon bout de temps qu’on a pas vu une goutte de pluie, il faut qu’il pleuve ce jour là, (là je suis un peu énervée c’est vrai). Nous arrivons à 8 heures du matin, donc sous des cordes d’eau et avec un brouillard bien présent…et notre première apercu du temple reste quand même très saisissant,
Déjà le trajet en bus, qui empreinte une piste qui serpente à travers la montagne, nous fait comprendre l’unicité de ce site véritablement inaccessible. Inaccessible et vraiment (vraiment) de toute beauté. Photogénique et vertical.
En plus la chance nous rattrape, le soleil fait soudainement son apparition…le jeu de lumières et des nuages qui viennent et reviennent ajoute à la magie du lieu. La vision de ce temple aussi mystique pour les incas que mythique pour les touristes restera un moment fort du voyage. Le site est dans un paysage naturel de tout beauté. De chaque coté, des falaises, des montagnes à pics, le site est vraiment reculé.

Bref, de se découverte tardive (1911), du peu de connaissances que les chercheurs ont du temple et de sa véritable signification pour les Incas, de la raison de son abandon et de son incroyable beauté, beaucoup de raisons qui concourent à rendre ce site unique. Nous avons vraiment aimé.
Beaucoup de voyageurs sont déçus et le considèrent comme trop cher et trop touristique…certes un tarif européen, mais situé dans une zone très reculée et finalement pas plus cher qu’une place de concert. Et en se levant un peu tôt, nous on a plutôt été surpris de ne pas voir plus de monde.
Et puis on ne va pas donner de leçons, entre Versailles, le Mont Saint Michel, et la tour Eiffel…plutôt pas mal comme bain de foule.

Aucun commentaire: